"Cette année est très importante pour moi. Je ne rajeunis pas et je n'aurais pas encore beaucoup de chance pour m'imposer dans le Tour", a déclaré Ullrich, 32 ans, lors de la présentation officielle de son équipe. Vainqueur en 1997, quintuple second du Tour, l'Allemand compte sur les venues de Kirchen et Rogers pour s'imposer en juillet à Paris.
Le retour du Belge Ruddy Pevenage, directeur sportif de la formation en 1997, a été planifié pour la préparation au Tour de l'Allemand. Olaf Ludwig, nouveau directeur sportif succédant à Walter Godefroot, semble tout miser sur Ullrich dont le contrat expire à la fin de l'année. Le champion olympique sur route en 2000 songera à son futur après le Tour de France. Un avenir au sein de T-mobile conditionné par une victoire impérative sur la Grande boucle, jamais aussi proche depuis la retraite du septuple vainqueur américain.
Vinokourov parti chez Liberty, Zabel chez Milram, « Ulle » est redevenu serein. "L'ambiance et l'esprit d'équipe sont de nouveau là. Il n'y a plus de perturbations, les dernières ont disparu à l'automne" s'est-il félicité. Côté recrutement, derrière les cadres Nardello, Guerini, Klöden, Sevilla et Wesemann, T-mobile s'est sérieusement rajeunie. En embauchant tout d'abord l'Australien Michael Rogers, champion du monde du contre-la-montre l'an dernier, Lorenzo Bernucci, vainqueur d'étape sur le Tour 2005 avec la Fassa Bortolo, et Kim Kirchen, coureur confirmé luxembourgeois de 27 ans.

